Présentation

Historique

Bien que la priorité en matière de santé reste encore en Côte d’Ivoire les maladies infectieuses, le pays doit faire face aux réalités de la « Nouvelle transition épidémiologique » et prendre en compte les maladies chroniques ou non transmissibles. Parmi celles-ci les maladies métaboliques tiennent une place de choix, notamment le Diabète sucré, l’Obésité, les Dyslipidémies et de plus en plus le Syndrome métabolique. Conscient de cette exigence, le pays a créé dans les années 1990 deux programmes spécifiques : Programme National de Lutte contre le Diabète, Programme National de Lutte contre les Cancers. Ceux-ci ont été suivis plus tard par un Programme Steps inspiré du Protocole « Stepwise » de l’OMS destiné à la prévention des maladies cardio- vasculaires via leurs facteurs de risque.

La volonté politique clairement exprimée en faveur de la lutte contre les maladies chroniques vient de se raffermir à l’orée de la mise en place du nouveau Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), par l’élargissement du cadre de prise en charge du diabète auquel sont désormais intégrées les autres maladies métaboliques. Le Programme National de Lutte contre le Diabète (PNLD) cède ainsi le pas au Programme National de Lutte contre les Maladies Métaboliques (PNLMM) créé par arrêté N° 173 MSHP/CAB du 21 juin 2007.

Date de création

• Le Programme National de Lutte contre les maladies métaboliques a été créé par décision Ministérielle n°071 du 11 avril 2008, modifiant l’arrêté N° 173 MSHP/CAB du 21 juin 2007 portant création, organisation, attributions et fonctionnement du Programme National de Lutte contre les Maladies Métaboliques
• Le programme national de prévention des maladies non transmissibles a été créé par arrêté Ministériel n°129/MSHP/CAB du 31 Aout 2010, modifiant l’Arrêté n°036/MSHP/CAB du 11 février 2008 portant création, organisation et fonctionnement du Programme National de Prévention des Maladies Non Transmissibles

Le Programme National de Lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles est la structure technique de référence nationale pour toutes les activités en rapport avec la réponse nationale de lutte contre le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, les dyslipidémies, les dysthyroïdies et les maladies non transmissibles. Les références des documents de création (arrêtés, décrets, etc) - Par l’article 2 de l’arrêt Ministérielle n°071 du 11 avril 2008, modifiant l’arrêté N° 173 MSHP/CAB du 21 juin 2007 portant création, organisation, attributions et fonctionnement du Programme National de Lutte contre les Maladies Métaboliques - Arrêté Ministériel n°129/MSHP/CAB du 31 Aout 2010, modifiant l’Arrêté n°036/MSHP/CAB du 11 février 2008 portant création, organisation et fonctionnement du Programme National de Prévention des Maladies Non Transmissibles - Note de service n° 0705 du 16 juillet 2015 il a été reversé du Directeur Coordonnateur du Programme National de Prévention des Maladies Non Transmissibles

Missions du programme

Le Programme National de Lutte contre le Maladies Métaboliques (hypertension artérielle, diabète, les hyperlipidémies, l’obésité, les dysthyroïdies) a pour mission de contribuer à la réduction de l’impact des maladies métaboliques par des activités de type essentiellement curatif et de recherche.
Concernant les activités de type promotionnel et préventif elles sont menées de concert avec le Programme National de Prévention contre les Maladies non Transmissibles dont c’est la mission principale.

Le Programme National de Prévention des Maladies Non Transmissibles a pour mission de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité dues aux maladies non transmissibles par des activités de types promotionnels, préventifs, et de recherche. De façon spécifique par :

- le contrôle des facteurs de risque des maladies non transmissibles création, organisation, attributions et fonctionnement du Programme National de Lutte contre les Maladies Métaboliques
- la surveillance épidémiologique des facteurs de risque des maladies non transmissibles,
– la réduction du niveau d’exposition des populations aux facteurs de risque des maladies non transmissibles,
– la prévention et la lutte contre les hémoglobinopathies évitables,
– la prévention et la lutte contre les affections respiratoires chroniques non transmissibles,
– la prévention et la lutte contre les affections rénales chroniques,
– la prévention et la gestion des handicaps.
– assurer la gestion administrative, technique et financière du Programme ;
– assurer la représentation du Programme ;
– définir les orientations stratégiques du Programme ;
– élaborer et adopter les documents de politique nationale, des stratégies, des normes, des directives et des protocoles de prévention, de diagnostic, de prise en charge, de suivi/évaluation, de mobilisation sociale et de réduction de la vulnérabilité face aux maladies métaboliques, aux maladies non transmissibles et aux incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles du Programme ;
– assurer en collaboration avec les autres niveaux du système, le suivi de la mise en œuvre des directives du Programme ;
– coordonner l’exécution des plans d’activités du Programme ;
– participer à la mobilisation des ressources ;
– animer le cadre de coordination des interventions et intervenants dans la réponse aux maladies métaboliques, maladies non transmissibles et incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles (IPMIS) et des technologies d’assistance ;
– assurer l’estimation régulière des ressources et des intrants « médicaments, réactifs, matériels médicaux, Aides Techniques Prioritaires (ATP) » nécessaires à la mise en œuvre de la réponse sanitaire aux maladies métaboliques, maladies non transmissibles et - informer et conseiller le Ministre chargé de la Santé sur toutes les questions liées aux maladies métaboliques, maladies non transmissibles et incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles (IPMIS) et des technologies d’assistance ;
- produire des rapports trimestriels sur la situation nationale et rendre compte de façon périodique de l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme à la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Promotion :

Le PNLMM/PMNT a pour mission de contribuer à la réduction de l’impact des maladies métaboliques par des activités de type curatif, de recherches, promotionnel et préventif. Au titre de la promotion, il organise des activités pour conférer aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé et d'améliorer celle-ci. Un ensemble d’activités de type éducatif est présenté ci-dessous.

Prise en charge

Réf : Rapports annuels d’activités 2019 et 2020, Plan d’action 2011 La PEC constitue un axe stratégique majeur de la lutte contre les maladies métaboliques. Avant 2010, seuls deux centres prenaient en charge de façon officielle les maladies métaboliques en Côte d’Ivoire (Centre antidiabétique de l’INSP et le service d’endocrinologie diabétologie du CHU de Yopougon), le service de médecine interne du CHU de Treichville et l’Hôpital militaire d’Abidjan suivaient des effectifs moindres de patients présentant ces pathologies. Cette situation causait de nombreux désagréments aux patients venant de toutes les contrées du pays, obligés de parcourir de grandes distances pour venir se faire suivre à Abidjan, occasionnant des dépenses d’énergie, de temps et de moyens financiers, sources de fréquents abandons de traitement qui contribuent à accentuer la morbidité (plus grand nombre de complications) et la mortalité.

Pour pallier ce dysfonctionnement, le PNLMM, sur recommandation du MSHP-CMU, a entrepris d’assurer la décentralisation de la PEC, de façon à permettre aux populations d’être suivies, dans le cadre des maladies métaboliques près de leur lieu de résidence. Cela nécessitait de renforcer les capacités humaines et matérielles des établissements sanitaires et ONG en matière de lutte contre les MNT.

Ainsi de 2009 à ce jour, ce sont : -41 unités décentralisées du diabète et de l’hypertension artérielle qui ont été créés sont installées dans les structures publiques sur l’ensemble du territoire (CHU - CHR – HG - PMI) : Korhogo, Bouake, Yamoussoukro, Daloa, Gagnoa, San-Pedro, Abengourou, Dabou, Aboisso, Cocody (Ex centre des prématurés), Agboville, Bonoua, Port Bouet, Bouake (PMI Sokoura), Treichville (espace de diabétologie), Bouafle, Bondoukou, Man, Abobo Nord, Plateau, Divo, Odienné, Dimbokro, Abobo Sud, Jacqueville, Adzope, Daoukro, Séguéla, Soubre et Adiaké. Elles sont animées par du personnel rompu à la PEC du diabète et de l’hypertension artérielle non compliqués et à la prévention des complications de ces pathologies
- 1813 médecins généralistes formés à la PEC du diabète et de l’hypertension artérielle non compliqués et à la prévention des complications de ces pathologies ;

- 1213 IDE et SFDE ont été formés à la prise en charge du diabète avec remise de 458 lecteurs de glycémie aux Etablissements Sanitaires de Premier Contact (ESPC) dans les districts sanitaires d’Aboisso, d’Adzopé, d’Agboville, de Gagnoa, de Divo, de Bouaflé, de Daoukro, de Yamoussoukro et de Bongouanou du 15 avril au 24 mai 2019 (financement Laboratoire ROCHE), Activité N° 20 inscrit dans le Plan DGS

-350 agents médicaux et paramédicaux ont eu un renforcement des capacités sur l’insulinothérapie chez les patients vivant avec le diabète de type 1 et le diabète de type 2 dans les régions sanitaires d’Abidjan 1, d’Abidjan 2, de Gontougo (DDS Bondoukou) et Kabadougou (DDS Odienné) dans le cadre de la convention MSHP-Laboratoire NOVONORDISK (projet changer le diabète de l’enfant),

- 300 médecins généralistes des régions sanitaires d’Abidjan 1 et 2 ont vu leurs capacités renforcées sur la prise en charge de l'hypertension artérielle, les dyslipidémies et l'interprétation de l'électrocardiogramme (ECG) (financement laboratoire AstraZeneca) (en cours), Activité N° 19 inscrit dans le Plan DGS

- 80 médecins généralistes des districts sanitaires de Bouaké, de Marcory-Treichville et de Cocody-Bingerville ont été renforcés sur la prise en charge de l’asthme au CHU de Bouaké (30 avril à Bouaké et le 30 octobre 2019) de Cocody et de Treichville (05 mai 2019) (financement laboratoire Astra Zeneca), Activité N° 21 inscrit dans le Plan DGS.

- 25 Médecins généralistes de la région sanitaire de la NAWA (DDS Soubré, Méagui, Gueyo, Buyo) ont vu leurs capacités renforcées sur la prise en charge du diabète dans le DDS de Soubré et Ouverture d’une unité de prise en charge du diabète et de l’hypertension artérielle dans le cas de la décentralisation de la PEC des maladies chroniques à l’HG de Soubré le lundi 06 mai 2019 (financement laboratoire SERVIER), Activité N° 20 inscrit dans le Plan DGS
- 1446 Médecins généralistes ont été formés à l’utilisation de l’outil WHOPEN destiné la à prévention des accidents cardiovasculaires et autres maladies chroniques non transmissibles
- Les compétences des professionnels de la santé animant les 7 unités de prise en charge (CADA Adjamé, le PMI de Sokoura (Bouaké), service médical des fonctionnaires, dispensaire Cocody, HG Port Bouet, de Bonoua et du CHR de Bondoukou ont été renforcés à DAKAR (SENEGAL) (financement laboratoire SANOFI), Activité N° 18 inscrit dans le Plan DGS.
- Les médicaments courants destinés à la prise en charge des maladies métaboliques ont été ajoutés à la liste des médicaments essentiels et sont disponibles à la NPSP. Le PNLMM/PMNT projette également de :
- Former tous les médecins généralistes et les IDE et SFDE à la pratique de l’insulinothérapie dans le diabète de type 2 ;
- Réaliser une enquête sur l’état des lieux de la PEC des urgences métaboliques dans les services d’urgences des CHU et des hôpitaux généraux de la ville d’Abidjan (Cocody Treichville, Yopougon) ;
- Créer un registre du diabète
- Mettre en place un kit d’urgence du coma de l’enfant diabétique (discussions en cours avec partenaires) ;

Formation:

La formation constitue un axe stratégique majeur de la lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles. MISSIONS à récupérer dans l’arrêté, les activités menées (urgent)

Recherche (enquêtes : prévadia, hypothyroïdie, drépanocytose, index glycémique des aliments)

La recherche constitue un volet important de la stratégie de lutte contre les maladies métaboliques. A ce titre, le PNLMM/PMNT, sous la direction du DC et avec les appuis techniques de son Comité Scientifique et financier de partenaires a réalisé à ce jour deux enquêtes de prévalence sur le diabète de type 2 et ses comorbidités et sur l’hypothyroïdie et une étude sur l’accès aux traitements par l’hydroxyurée à 100 enfants drépanocytaires majeurs démunis :
- PREVADIA 2017,
-Hypothyroïdie chez la gestante noire africaine en Côte d’Ivoire en 2018
-Projet papillon 2019 (créer un lien pour voir l’étude).

Maladies Non Transmissibles

Une maladie non transmissible (en abrégé MNT) est une maladie non infectieuse et non transmissible entre personnes. Les MNT peuvent être chroniques et à progression lente, ou aiguës et conduire à une mort plus rapide comme certains types d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les MNT comprennent : les maladies auto-immunes, les maladies cardio-vasculaires, les AVC, beaucoup de cancers, l’asthme, le diabète, les insuffisances rénales chroniques, l’ostéoporose, la maladie d’Alzheimer, les cataractes, etc. (source à préciser).

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Maladies Respiratoires Chroniques (Asthme)

Maladie courante chez l'enfant, l'asthme est une affection chronique des voies de passage de l'air dans les poumons, qui provoque leur inflammation et un rétrécissement de leur calibre. Selon les estimations faites par l'OMS en 2004, 235 millions de personnes étaient asthmatiques dans le monde. La plupart des décès liés à l'asthme surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire [104].

Les causes profondes de l'asthme n'ont pas encore été complètement élucidées. Les facteurs de risque les plus importants pour le développement de l'asthme sont liés à l'association d'une prédisposition génétique et de l'exposition à des substances et des particules présentes dans l'environnement qui sont inhalées et peuvent provoquer des réactions allergiques ou irriter les voies respiratoires, telles que :

- les allergènes à l'intérieur des habitations (par exemple les acariens dans la literie, les tapis et les meubles rembourrés, les polluants, et les squames des animaux de compagnie);
- les allergènes extérieurs (comme les pollens et les moisissures) ;
- la fumée du tabac;
- les produits chimiques irritants sur le lieu de travail;
- la pollution de l'air.

Quant aux conditions de survenue de la crise, l'air froid, les émotions fortes en cas de peur ou de colère par exemple, ou l'exercice physique, et certains médicaments comme l'aspirine et d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des bêtabloquants font partie des facteurs possibles de déclenchement.
En Côte d'Ivoire, l'asthme est une pathologie fréquente dont la prévalence en milieu scolaire est passée (de 8 % en 1988 [105] à 15 % en 2000 [106]. En milieu hospitalier, l'asthme est diagnostiqué chez 5 % des malades hospitalisés et 25 % des malades vus en consultation de pneumologie) à revoir .
Personnes Agées
L'OMS a défini la personne âgée comme étant celle qui a dépassé l'espérance de vie attendue à sa naissance. On devient âgé à partir de 60 ans voire 65 ans. Selon l'OMS 80 pour 100 des personnes âgées vivront dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le vieillissement de la population s’accélère.

Quels sont les besoins de la personne âgée? Rester en vie, garder la santé, sécurité financière, aimer, être aimé, être autonome. Parler de la personne âgée c'est aborder la notion de la fragilité et de la vulnérabilité. Pour l'OMS vieillir en santé c’est garder ses fonctions pour continuer à faire ce qui est important pour chacun d'entre nous. Malheureusement, beaucoup de personnes âgées sont atteintes de diverses pathologies.

LES PATHOLOGIES LIEES AU VIEILLISSEMENT.

Definition

Le vieillissement pathologique est avec différentes pathologies qui s'accumulent au cours du temps et qui vont entraîner une dépendance.

Accidents Vasculaires Cérébrales (AVC)

Lésion du cerveau due à l'interruption de l'apport en sang de celui-ci. Un AVC constitue une urgence médicale

1- Symptôme de l'AVC (source du doc)

Les symptômes possibles de l'accident vasculaire cérébral sont des troubles de la marche, de la diction et de la compréhension, ainsi qu'une paralysie ou un engourdissement du visage, d'un bras ou d'une jambe...... Un accident vasculaire nécessite un traitement immédiat à base d'anticoagulants. Il faut consulter très rapidement un médecin pour un avis et une prise en charge.

2- traitement

Un accident vasculaire nécessite un traitement thrombotique peut minimiser les lésions cérébrales. D'autres traitements visent à limiter les complications et à prévenir la survenue d'autres accidents vasculaires.

3-Liste des médicaments

- Antihypertenseur et inhibiteur de l'enzyme de conversion.
- Anticoagulants

Obésité (source OMS)

L’obésité se définit comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. L’indice de masse corporelle (IMC) est une mesure simple du poids par rapport à la taille couramment utilisée pour estimer l’obésité chez l’adulte. Il correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2. Il y a obésité quand l’IMC est égal ou supérieur à 30.

Les dysthyroïdies

Le Programme National de Lutte contre le Maladies Métaboliques (Les dysfonctions thyroïdiennes (hyper ou hypothyroïdie) sont, avec le goitre, des affections fréquentes dans la population générale. Elles sont 4 à 5 fois plus fréquentes chez la femme en comparaison à l’homme, en particulier en période d’activité génitale.
L’hypothyroidie est la dysthyroïdie la plus fréquente. Elle se définit par une diminution de la sécrétion d’hormones thyroïdiennes associée à une augmentation de la Thyroid-Stimulating Hormone (TSH), par rétrocontrôle négatif. La carence en iode est la première cause d’hypothyroïdie dans le monde. Sa fréquence est 5 à 10 fois plus élevée chez la femme que chez l’homme [2]. La prévalence de l’hypothyroïdie augmente avec l’âge et lorsqu’il existe d’autres maladies d’origine auto-immune dans les antécédents personnels et/ou familiaux du patient [2]……..

La Surdité

La surdité est un handicap sensoriel pour lequel les données en population sur sa prévalence et ses causes sont rares quels que soient le niveau de revenu et la Région de l’OMS considérés. Elle touche 5% de la population mondiale soit 360 millions de personnes (perte auditive supérieure 40dB dans la meilleur oreille chez l’adulte et à 30dB dans la meilleure oreille chez l’enfant) parmi lesquels32 millions d’enfants. La prévalence de la déficience auditive devrait augmenter

La prévalence du déficit auditif varie dans le monde, mais c’est dans les régions de l’Asie du Sud, de l’Asie-Pacifique et de l’Afrique subsaharienne qu’elle est la plus forte. Il peut y avoir un lien entre le niveau de revenu d’un pays ou d’une Région et la prévalence de la perte d’audition. Chez les enfants et les adultes de plus de 65 ans, la prévalence tend à diminuer de façon exponentielle à mesure que le revenu national brut augmente. Dans la région de l’Afrique subsaharienne, la prévalence de la déficience auditive invalidante est de 1,9% chez les enfants jusqu’à l’âge de 14 ans et de 44% chez les adultes de 65 ans et plus [Evaluation multipays des capacités de prise en charge des troubles de l’audition. Organisation mondiale de la Santé, Genève 2014].

En Côte d’Ivoire, malgré l’accroissement des cas en consultation de routine, l’absence de collecte systématique des données ne permet pas d’avoir une estimation réelle de l’ampleur du problème. Toutefois, il est possible de prévenir 50% des facteurs qui conduisent à une perte de l’audition. Un grand nombre de personnes atteintes de déficience auditive peuvent voir leur état s’améliorer grâce à des médicaments, à la chirurgie ou à l’utilisation de prothèses auditives car chez les enfants, l’une des principales causes de déficience auditive, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, sont les infections auriculaires non traitées, qui se manifestent souvent par des écoulements. Certaines maladies infectieuses évitables par la vaccination, telles que la rubéole, la méningite ou les oreillons, peuvent aussi entraîner une déficience auditive.
Cette intervention qui consiste à poser un implant cochléaire permet aux patients sourds de pouvoir entendre.

Bégaiement

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le bégaiement renvoie à une « parole caractérisée par une répétition fréquente de sons et de syllabes ou par des hésitations ou pauses fréquentes, pendant au moins 3 mois », et elle le classe parmi les « désordres émotionnels ou comportementaux ».
Il peut s'avérer parfois comme un véritable handicap. La journée mondiale de du bégaiement est une journée internationale qui a été fondée le 22 octobre 1998 et se tient à la même date à chaque année. L'objectif de la journée est de sensibiliser le public au bégaiement, qui toucherait à peu près 1 % de la population mondiale. Les orthophonistes sont les auxiliaires médicaux habilités à traiter le bégaiement.
Equipe dirigeante

DC
Thomas C. Bale

DCA
Elyse A. Phillips

Membres du programme
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